*«Alebban :
la conviction et la détermination. »*
Hommage et respect à l'esprit du martyr "Lahcen Usbdan", un martyr du
soulèvement populaire, de la bataille héroïque et historique de la
population d?Imider, Année 1996.
Un salut de défi et de résistance aux militants et aux activistes de la
cause imidrienne;
Un salut de défi et de résistance à tous les détenus de la pensée libre en
général, et en particulier aux détenus de la cause imidrienne des années
1986, 1996 et 2011. Sans oublier les détenus des années 2011-2012, ceux
libérés et ceux qui croupissent encore dans les geôles du déshonneur du
Makhzen. Une pensée particulière pour Mustapha Ouchtoubane, Bennaser
Mohamed, Lahcen Karim, Omar Taib, Ljihad Mohamed et Faska Laadad.
Un salut de honte et de déshonneur à tous ces ennemis de la cause
imidrienne, cause juste et légitime.
Fidèle à sa politique systématique de répression et d?intimidation des
populations de la commune d?Imider, le Makhzen a eu recours à un énième
épisode d?arrestations arbitraires et de procès-spectacles iniques. C?est
pourquoi le 09 août la Chambre criminelle de la Cour d?appel de Ouarzazat a
condamné cinq militants (Bennaser Mohamed, Lahcen Karim, Omar Taib, Ljihad
Mohamed et Faska Laadad) à une peine de 10 ans de prison ferme, ce qui
revient à 2 années chacun. Un verdict inique diffusé avant même l'audience
des prévenus. Ce qui soulève des questions quant à l'indépendance du
pouvoir judiciaire dans notre pays. Pour la petite histoire, rappelons-nous
que les Imideriens mènent un sit-in ouvert sur le mont Alebban depuis août
2011 pour revendiquer une vie digne. Le Makhzen a échoué à porter atteinte
à leur résilience et à leur détermination.
Les cinq militants du mouvement "Sur la voie de 96 ?Imider" furent arrêtés
le jeudi 12 juillet 2012 par la Gendarmerie royale suite à une plainte
formelle déposée par l'entrepreneur responsable du projet d'extension de la
maison des jeunes où il accuse les militants de former un gang criminel, de
l?avoir agressé et d?avoir détruit les matériaux de construction ainsi que
la partie du projet déjà construite. La police judiciaire a, à cet effet,
rédigé à leur charge des procès-verbaux contenant des aveux fabriqués de
toutes pièces ainsi que des chefs d?accusation dépassant de loin l?objet de
ladite plainte: meneurs de sit-in, entrave à la scolarisation des élèves et
sabotage de projets de développement inscrits dans la politique publique.
Dès l?ouverture du procès, les détenus ont affirmé clairement leur rejet
des accusations portées contre eux et mis en doute les procès-verbaux de la
gendarmerie. Ensuite, les témoins convoqués par le juge ont tous affirmé
l'innocence des accusés de ce qui leur est reprochés. Pourtant, le tribunal
a collé aux accusations contenues dans les procès-verbaux de la
gendarmerie, en particulier les éléments relatifs à la lutte de la
population locale. Cet alignement du juge montre l?utilisation de
l'appareil judiciaire comme outil de répression des manifestations
pacifiques et de règlement de comptes avec les militants. Ce procès a mis à
nu la dépendance au Maroc du pouvoir judiciaire de l?exécutif.
C?est pourquoi nous dénonçons ce procès-spectacle et ces condamnations
sévères et injustes contre nos frères.
Également, nous exprimons notre solidarité avec les familles des détenus.
Nous soulignons que notre détermination à continuer la lutte jusqu?à
l?obtention de nos droits. Rien, ni personne ne nous fera renoncer à notre
lutte juste et légitime.
Le Makhzen ( l'état ) est le premier responsable de la situation
inacceptable de notre
commune.
Nous rappelons notre attachement à l?innocence de nos frères détenus et à
la lutte non-violente pour atteindre nos droits légitimes, y compris la
libération des détenus de notre cause noble.
Alebban, le 11 Août 2012
Pour plus d'infos, veuillez visiter notre page sur Facebook sur le lien
suivant : https://www.facebook.com/Amussu.96Imider
Tanmmirt
Hommage et respect à l'esprit du martyr "Lahcen Usbdan", un martyr du
soulèvement populaire, de la bataille héroïque et historique de la
population d?Imider, Année 1996.
Un salut de défi et de résistance aux militants et aux activistes de la
cause imidrienne;
Un salut de défi et de résistance à tous les détenus de la pensée libre en
général, et en particulier aux détenus de la cause imidrienne des années
1986, 1996 et 2011. Sans oublier les détenus des années 2011-2012, ceux
libérés et ceux qui croupissent encore dans les geôles du déshonneur du
Makhzen. Une pensée particulière pour Mustapha Ouchtoubane, Bennaser
Mohamed, Lahcen Karim, Omar Taib, Ljihad Mohamed et Faska Laadad.
Un salut de honte et de déshonneur à tous ces ennemis de la cause
imidrienne, cause juste et légitime.
Fidèle à sa politique systématique de répression et d?intimidation des
populations de la commune d?Imider, le Makhzen a eu recours à un énième
épisode d?arrestations arbitraires et de procès-spectacles iniques. C?est
pourquoi le 09 août la Chambre criminelle de la Cour d?appel de Ouarzazat a
condamné cinq militants (Bennaser Mohamed, Lahcen Karim, Omar Taib, Ljihad
Mohamed et Faska Laadad) à une peine de 10 ans de prison ferme, ce qui
revient à 2 années chacun. Un verdict inique diffusé avant même l'audience
des prévenus. Ce qui soulève des questions quant à l'indépendance du
pouvoir judiciaire dans notre pays. Pour la petite histoire, rappelons-nous
que les Imideriens mènent un sit-in ouvert sur le mont Alebban depuis août
2011 pour revendiquer une vie digne. Le Makhzen a échoué à porter atteinte
à leur résilience et à leur détermination.
Les cinq militants du mouvement "Sur la voie de 96 ?Imider" furent arrêtés
le jeudi 12 juillet 2012 par la Gendarmerie royale suite à une plainte
formelle déposée par l'entrepreneur responsable du projet d'extension de la
maison des jeunes où il accuse les militants de former un gang criminel, de
l?avoir agressé et d?avoir détruit les matériaux de construction ainsi que
la partie du projet déjà construite. La police judiciaire a, à cet effet,
rédigé à leur charge des procès-verbaux contenant des aveux fabriqués de
toutes pièces ainsi que des chefs d?accusation dépassant de loin l?objet de
ladite plainte: meneurs de sit-in, entrave à la scolarisation des élèves et
sabotage de projets de développement inscrits dans la politique publique.
Dès l?ouverture du procès, les détenus ont affirmé clairement leur rejet
des accusations portées contre eux et mis en doute les procès-verbaux de la
gendarmerie. Ensuite, les témoins convoqués par le juge ont tous affirmé
l'innocence des accusés de ce qui leur est reprochés. Pourtant, le tribunal
a collé aux accusations contenues dans les procès-verbaux de la
gendarmerie, en particulier les éléments relatifs à la lutte de la
population locale. Cet alignement du juge montre l?utilisation de
l'appareil judiciaire comme outil de répression des manifestations
pacifiques et de règlement de comptes avec les militants. Ce procès a mis à
nu la dépendance au Maroc du pouvoir judiciaire de l?exécutif.
C?est pourquoi nous dénonçons ce procès-spectacle et ces condamnations
sévères et injustes contre nos frères.
Également, nous exprimons notre solidarité avec les familles des détenus.
Nous soulignons que notre détermination à continuer la lutte jusqu?à
l?obtention de nos droits. Rien, ni personne ne nous fera renoncer à notre
lutte juste et légitime.
Le Makhzen ( l'état ) est le premier responsable de la situation
inacceptable de notre
commune.
Nous rappelons notre attachement à l?innocence de nos frères détenus et à
la lutte non-violente pour atteindre nos droits légitimes, y compris la
libération des détenus de notre cause noble.
Alebban, le 11 Août 2012
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Tanmmirt